
En République Centrafricaine, le second tour des élections législatives ainsi que les scrutins partiels entrent dans une phase décisive. La campagne électorale a débuté samedi 11 avril dans les circonscriptions concernées, alors que les autorités assurent avoir pris toutes les dispositions pour garantir la transparence du vote.
L’organisation du second tour des élections législatives et des élections partielles en République centrafricaine avance, avec l’arrivée le 9 avril à Bangui, de tous les matériels nécessaires en provenance d’Afrique du Sud. Ces matériels, réceptionnés par l’Autorité nationale des élections (ANE), incluent des bulletins de vote et des documents de résultats.
La campagne électorale pour les élections partielles en République centrafricaine débute ce 11 avril. Les élections législatives se dérouleront dans trois circonscriptions, tandis que les élections régionales auront lieu dans 24 circonscriptions et les élections municipales dans 8 circonscriptions. Cette campagne de deux semaines concerne les secteurs où les élections n’ont pas eu lieu le 28 décembre 2025.
Ce nouveau rendez-vous électoral en République centrafricaine intervient près de deux mois après la proclamation des résultats du premier tour le 27 février dernier. Pendant ce temps, le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution, une plateforme de l’opposition, maintient son appel au boycott, réaffirmant sa position après avoir déjà refusé de participer au scrutin présidentiel du 28 décembre dernier.
Au total, le second tour des législatives est prévu dans 46 circonscriptions, et des scrutins partiels dans 10 autres. Un moment crucial pour de nombreux citoyens qui pensent que « ces élections permettront de garantir la continuité de la représentation et le respect du choix du peuple.»
Sur le terrain, la campagne bat son plein. Entre meetings et rencontres de proximité, les candidats redoublent d’efforts pour convaincre les électeurs. Mais derrière cette mobilisation, certaines inquiétudes persistent. Des observateurs, notamment ceux du Réseau Arc-en-ciel, appellent à des améliorations. Ils demandent à l’ANE de corriger les dysfonctionnements observés lors du scrutin du 28 décembre dernier.
A en croire RFI, parmi les problèmes soulevés : l’absence de certains noms sur les listes électorales, le manque de matériel dans plusieurs bureaux de vote, ou encore des restrictions visant certains représentants de partis politiques.
Du côté des autorités électorales, le discours se veut rassurant. Le président de l’ANE, Mathias Barthélémy Morouba, affirme que les dispositions nécessaires ont été prises. Selon lui, les bulletins de vote et les documents électoraux sont en cours d’acheminement depuis le samedi 11 avril, avec l’appui du gouvernement et de la Minusca. La campagne électorale, prévue pour deux semaines, prendra fin le 24 avril à minuit. Le scrutin, lui, est fixé au 26 avril.