
Face aux risques permanents liés aux maladies zoonotiques, le ministère centrafricain de l’Élevage et de la Santé animale a organisé, à Bangui, une session de formation consacrée à la prévention de la maladie à virus Ebola. Appuyée par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), cette initiative vise à renforcer les capacités des agents du secteur vétérinaire afin de mieux prévenir l’émergence et la propagation de cette maladie hautement dangereuse.
Le gouvernement centrafricain poursuit ses efforts pour améliorer la surveillance sanitaire et prévenir les épidémies à fort potentiel de propagation. Dans cette dynamique, le ministère de l’Élevage et de la Santé animale a réuni, le 4 août à Bangui, ses cadres et agents techniques autour d’une session de formation dédiée à la prévention de la maladie à virus Ebola.
Cette activité, organisée avec l’appui de la FAO, s’inscrit dans une stratégie de renforcement des capacités des services vétérinaires et de promotion de l’approche « Une seule santé » (One Health), qui encourage une collaboration étroite entre les secteurs de la santé humaine, de la santé animale et de la protection de l’environnement pour faire face aux maladies transmissibles.
Au cours de cette formation, les participants ont été sensibilisés aux mécanismes de transmission du virus Ebola, aux mesures de prévention, aux techniques de surveillance épidémiologique ainsi qu’aux procédures d’alerte et de riposte en cas de suspicion d’un foyer. Une attention particulière a été accordée aux interactions entre les animaux, la faune sauvage et les populations humaines, considérées comme des points critiques dans l’apparition de nouvelles infections.
Les responsables du ministère estiment que le renforcement des compétences des professionnels du secteur constitue un élément essentiel pour détecter rapidement les risques sanitaires et limiter la propagation d’éventuelles épidémies, notamment dans les zones rurales où les contacts entre l’homme et les animaux sont fréquents.
Le directeur de la Santé publique vétérinaire et de la législation zoosanitaire, le Dr Élysée Zouaka, a souligné l’importance de cette initiative, rappelant que la vigilance et la préparation des acteurs de terrain demeurent les meilleurs moyens de prévenir l’apparition de foyers de maladie et de protéger les populations.
Au-delà de l’acquisition de nouvelles connaissances, cette formation vise également à renforcer la coordination entre les différents services techniques impliqués dans la surveillance des maladies zoonotiques. Une meilleure circulation de l’information et une collaboration accrue entre les autorités sanitaires et vétérinaires sont considérées comme des leviers indispensables pour améliorer la réponse face aux menaces épidémiques.
À travers cette initiative, les autorités centrafricaines, avec le soutien de leurs partenaires internationaux, réaffirment leur engagement à consolider le système national de veille sanitaire et à doter les professionnels des compétences nécessaires pour faire face aux défis posés par les maladies émergentes, dont le virus Ebola demeure l’une des plus préoccupantes sur le continent africain.