
À l’occasion de la Journée mondiale de la santé, le président Faustin Archange Touadéra a donné le coup d’envoi d’une vaste lutte contre les médicaments de mauvaise qualité, un enjeu majeur pour la santé publique en République centrafricaine.
Le 13 avril 2026, Bangui a accueilli les célébrations de la Journée mondiale de la santé sous le thème « Unissons-nous pour la santé, soutenons la science ». Placée sous l’autorité du président Faustin Archange Touadéra, la cérémonie s’est tenue à l’hôtel Ledger Plaza en présence de nombreuses figures institutionnelles, parmi lesquelles le président de l’Assemblée nationale, le Premier ministre, ainsi que plusieurs membres du gouvernement et partenaires internationaux.
L’un des moments clés de cette rencontre a été l’annonce officielle de la mise en place d’un Comité de coordination multisectoriel dédié à la lutte contre les médicaments falsifiés et autres produits médicaux non conformes. Cette structure, appelée à jouer un rôle central dans la régulation du secteur, sera dirigée par le chef du gouvernement.
Prenant la parole, la représentante par intérim de l’Organisation mondiale de la santé a salué cette initiative, soulignant l’importance de la science et de la coopération dans la mise en œuvre de politiques sanitaires efficaces. Elle a également réaffirmé l’engagement de l’OMS à accompagner les autorités centrafricaines dans le renforcement du système de santé.
Dans son intervention, le chef de l’État a insisté sur les dangers que représentent les médicaments contrefaits, rappelant qu’ils constituent une menace sérieuse pour les populations. Il a appelé à une mobilisation collective, invitant les citoyens à adopter des comportements responsables et à rejeter toute forme de trafic illicite. Insistant sur le respect des lois, il a souligné que la lutte contre ce fléau nécessite l’implication de tous les acteurs de la société.
La cérémonie a été marquée par un geste symbolique fort : la destruction publique de produits pharmaceutiques jugés non conformes. Cette action illustre la volonté des autorités de passer à une phase concrète dans la lutte contre ce phénomène.
À travers cette initiative, le gouvernement centrafricain entend renforcer la sécurité sanitaire et garantir à la population l’accès à des traitements fiables. Une démarche qui s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation du système de santé et de protection des citoyens.