
L’Union Nationale du Patronat Centrafricain (UNPC) a dévoilé, à Bangui, son catalogue de formations 2026 dans le cadre du projet I-COMPETE, soutenu par la Banque mondiale. Cette initiative ambitionne de renforcer les compétences des entrepreneurs, d’améliorer la compétitivité des entreprises et d’encourager la transition du secteur informel vers l’économie formelle, un enjeu majeur pour le développement économique de la République centrafricaine.
L’amélioration des compétences entrepreneuriales figure désormais parmi les priorités du secteur privé centrafricain. C’est dans cette dynamique que l’Union Nationale du Patronat Centrafricain (UNPC) a organisé, le 6 juillet à Bangui, un atelier consacré à la présentation de son catalogue de formations 2026. Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet I-COMPETE, mis en œuvre avec l’appui financier de la Banque mondiale et sous la coordination du ministère des Finances.
À travers ce programme, les promoteurs entendent offrir aux entreprises centrafricaines les outils nécessaires pour renforcer leur gestion, améliorer leur performance et accroître leur compétitivité dans un environnement économique en constante évolution. Les formations s’adressent aussi bien aux entreprises membres de l’UNPC qu’aux jeunes diplômés, aux porteurs de projets, aux entrepreneurs individuels et aux organisations professionnelles désireuses d’intégrer le secteur formel.
Le catalogue présenté couvre un large éventail de thématiques répondant aux besoins actuels des entreprises. Les participants pourront notamment se former à la gestion d’entreprise, à la comptabilité, au management, à la finance, à l’éducation financière, à l’utilisation des logiciels bureautiques, aux technologies numériques ainsi qu’aux applications de l’intelligence artificielle dans le monde professionnel.
Selon les responsables du projet, ces formations ont été conçues pour répondre aux défis auxquels sont confrontées les entreprises centrafricaines, notamment en matière de gouvernance, de productivité et de conformité aux normes de gestion. L’objectif est de permettre aux acteurs économiques d’acquérir des compétences directement applicables à leurs activités et de mieux répondre aux exigences des marchés nationaux et internationaux.
Dans un contexte où l’économie informelle occupe encore une place prépondérante en République centrafricaine, les autorités souhaitent encourager davantage d’entrepreneurs à formaliser leurs activités. Cette démarche est perçue comme un levier essentiel pour améliorer l’accès au financement, renforcer la crédibilité des entreprises, favoriser leur croissance et élargir leur accès aux opportunités d’affaires.
Présentant les grandes orientations du programme, le coordonnateur de l’UNPC, Jilles Kanko, a insisté sur les nombreux avantages liés à la structuration des entreprises. Il a expliqué que les différentes sessions permettront aux participants d’acquérir des connaissances pratiques en gestion administrative et financière, notamment en matière de tenue de comptabilité, de gestion des documents financiers et de respect des normes professionnelles.
Pour lui, évoluer dans le secteur formel constitue également une garantie de protection sociale pour les entrepreneurs et leurs employés. En intégrant un cadre réglementé, les travailleurs peuvent bénéficier des mécanismes de sécurité sociale et préparer plus sereinement leur avenir professionnel, notamment au moment de la retraite.
L’appel lancé par l’UNPC s’adresse particulièrement aux opérateurs économiques exerçant encore dans l’informel. L’organisation les invite à saisir cette opportunité pour renforcer leurs capacités, professionnaliser leurs activités et mieux s’intégrer dans le tissu économique national.
L’initiative a été favorablement accueillie par les participants. Plusieurs entrepreneurs présents lors de l’atelier ont salué une formation qu’ils jugent adaptée aux réalités du terrain et susceptible de répondre à leurs besoins quotidiens en matière de gestion et de développement de leurs entreprises.
Entièrement financé par la Banque mondiale dans le cadre du projet I-COMPETE, ce programme de renforcement des capacités est proposé gratuitement aux bénéficiaires. Les organisateurs précisent que les modules, volontairement courts et orientés vers la pratique, visent à transmettre des compétences immédiatement exploitables, aussi bien pour les petites structures que pour les entreprises déjà établies.
À travers cette initiative, l’UNPC, le gouvernement centrafricain et leurs partenaires entendent créer un environnement plus favorable au développement du secteur privé. En renforçant les compétences des entrepreneurs et en favorisant la formalisation des activités économiques, le projet I-COMPETE ambitionne de contribuer à la création d’entreprises plus performantes, plus résilientes et mieux préparées à participer au développement économique de la République centrafricaine.