
Après plusieurs semaines de tensions entre agriculteurs et éleveurs dans la localité de Tiri, située à environ 95 kilomètres de Ndélé, une solution consensuelle a été trouvée grâce à une mission de médiation conduite par les autorités locales avec l’appui de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca). Cette initiative a permis de restaurer le dialogue et de prévenir une détérioration de la situation sécuritaire dans cette zone du nord du pays.
La localité de Tiri, dans la préfecture de Bamingui-Bangoran, a retrouvé un climat d’apaisement après la résolution d’un différend qui opposait depuis plusieurs jours des agriculteurs et des éleveurs autour de l’utilisation des ressources rurales.
À l’origine de la crise, des désaccords liés à la cohabitation entre les activités agricoles et pastorales, une problématique récurrente dans plusieurs régions de la République centrafricaine. Les cultures endommagées par le passage du bétail et les contestations autour des espaces de pâturage avaient progressivement alimenté les tensions entre les deux communautés, faisant craindre une escalade du conflit.
Face à cette situation, les autorités administratives et locales ont entrepris une mission de terrain afin de favoriser le dialogue entre les parties concernées. Cette démarche a bénéficié du soutien logistique et technique de la Minusca, engagée dans la prévention des conflits communautaires et la promotion de la cohésion sociale à travers le pays.
Les différentes rencontres organisées à Tiri ont permis aux représentants des agriculteurs et des éleveurs d’exprimer leurs préoccupations respectives, d’identifier les causes du différend et de rechercher ensemble des solutions durables. Les échanges se sont déroulés dans un climat de concertation, sous la facilitation des autorités locales et des partenaires impliqués dans le processus.
À l’issue des discussions, un accord a été trouvé entre les deux communautés. Les parties se sont engagées à privilégier le dialogue pour régler leurs différends futurs et à respecter les mécanismes locaux de gestion des conflits. Des mesures visant à améliorer la coexistence pacifique entre agriculteurs et éleveurs ont également été évoquées, notamment le respect des espaces de culture, des couloirs de passage du bétail et des règles communautaires établies par les autorités locales.
Renforcer la cohésion sociale
Pour les responsables administratifs, cette médiation constitue un exemple de règlement pacifique des tensions communautaires dans une région où les conflits liés à l’accès aux ressources naturelles demeurent fréquents. Elle démontre également l’importance de la collaboration entre les autorités locales, les leaders communautaires et les partenaires internationaux dans la prévention des violences.
L’intervention menée à Tiri s’inscrit dans les efforts plus larges visant à renforcer la cohésion sociale et à consolider la paix dans les zones rurales de la République centrafricaine. Dans un contexte où les conflits entre agriculteurs et éleveurs représentent souvent une menace pour la stabilité locale, le recours au dialogue et à la concertation apparaît comme un levier essentiel pour préserver la coexistence pacifique entre les communautés.
Grâce à cet accord, les habitants de Tiri espèrent désormais tourner la page des tensions récentes et reprendre leurs activités dans un environnement plus serein, propice au développement économique et au vivre-ensemble.